LE CANNAGE DE FRANCE

L’utilisation du cannage en France remonte à la moitié du XVIIe siècle, cependant il est surtout prisé à partir de la « Régence » (1715-1723) sur les dossiers et assises de sièges.
A l’origine le cannage était, le plus souvent sur les canapés et les fauteuils, recouvert d’un carreau, coussin plat épousant la forme de l’assise.
Depuis, cette garniture n’a cessé dêtre utilisée au fil du temps sur différents mobiliers tels que des étagères, tête et pied de lit, ou simplement en décoration pour des tables basses, etc.
Qu’il sagisse d’un tissage sur châssis traversé, d’un collage brin par brin sur dossier ou d’un travail de sertissage sur support contemporain, la réalisation d’un cannage obéit à des règles précises, sa résistance dans le temps dépend de leurs respects.

LE REMPAILLAGE

La Préparation de la Paille de seigle

Il serait vain de décrire le rempaillage sans parler des multiples travaux préparatoires dont l’objet est de doter le Rempailleur des matières premières qui lui sont nécessaires : la paille de seigle et la paille de marais.
Dès le semis, le seigle était l’objet de la surveillance attentive de l’artisan rempailleur, puis venait le moissonnage, le battage, pour séparer les grains de l’épi de la paille, le soufrage, pour la rendre plus blanche.
Le coupeur divisait les tiges en les coupant de part et d’autre des noeuds car la tige du seigle comporte trois segments en dehors de l’épi: à partir de la base de ce dernier et en allant vers la racine on rencontre d’abord, avant la coupe du ler noeud, la « longue paille », vient ensuite la paille « 1/2 longue » entre le ler et le 2ème noeud, le reste est inutilisable.
La paille est triée en botte de « longues pailles »,  demi longues » puis les courtes, car le rempailleur aura successivement besoin de courtes, puis de demi longues, puis de longues pailles pour rempailler la chaise.